Archives départementales de l'Indre

Accueil > Découvertes > Des événements... > 1841 - La terre tremble à Saint-Gaultier

Découvertes

1841 - La terre tremble à Saint-Gaultier

Mention d'un tremblement de terre dans la commune de Saint-Gaultier

Les curés, qui tenaient les registres paroissiaux, agrémentaient parfois ceux-ci de notations annexes sur la vie de leur paroisse ou l'histoire générale. Les épisodes climatiques exceptionnels (inondations, sécheresse, tempêtes) font partie des événements le plus souvent relatés.

Après la Révolution, lorsque les registres d'état civil sont tenus par les officiers municipaux, ce type de notations se fait plus rare mais il arrive cependant qu'un événement marquant pour l'histoire de la commune conduise à en conserver la trace. C'est le cas à Saint-Gaultier en 1841 lorsqu'un tremblement de terre est ressenti dans la commune. Voici la relation qui en est faite dans un registre d'état civil :

"Dans la nuit du quatre au cinq juillet de l'année mil huit cent quarante un, trois secousses assez violentes de tremblement de terre se sont fait sentir en cette ville et aux environs. Les résultats ont été que la première (la plus violente) a eu lieu à minuit et demi, la seconde (moins forte) a eu lieu cinq minuttes après ou environ, et enfin la troisième s'est fait sentir avec plus de douceux à quatre heures ou environ. les habitans ont été livrés pendant ce temps au plus grand désespoir, ceux de la localités, des pandants et autres habitations voisines se rendaient en toute hâte à la ville, ne pouvant disaient-ils rester chez eux. Enfin, a succédé au grand vent frais une pluie abondante. Le journée du cinq a été très belle. [Signé : Bertrand, Jean, secrétaire]".

L'espace blanc qui demeurait sur la même page du registre fut utilisé, quelques années plus tard, pour relater les conséquences de fortes pluies :

"Le 12 juin 1845, environ les quatre heures du soir, à la suite d'un orage, est tombé une trombe d'eau si considérable que la rivière de Creuse a grossi comme de mémoire d'homme on ne l'avait vu. Entre le moulin et le mur du jardin de M. Desgardes, il y avait un courant très rapide. Elle a monté à un mètre au-dessus du cintre de la porte du moulin. Le 22 du même mois, elle a grossi davantage que le 12, elle a laissé un arbre sur la grosse pile de l'ancien pont emporté en 1530."

(Registre conservé dans les archives de la commune de Saint-Gaultier).


Espace personnel