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Circonscriptions civiles et religieuses, toponymie

La connaissance des cadres administratifs, judiciaires ou religieux en usage à une époque donnée est essentielle pour la recherche en archives car les fonds sont généralement classés suivant les cadres en vigueur à l'époque de la création des documents.

La création, sous la Révolution française, de la commune (succédant à la paroisse, unité de base de l'Ancien Régime), et du département, donne naissance à des circonscriptions demeurées remarquablement stables tout au long de la période contemporaine. Le souci de rationalisation qui caractérise cette époque s'explique en partie par la complexité des circonscriptions d'Ancien Régime, caractérisées par un certain enchevêtrement ainsi que par une discontinuité géographique des circonscriptions. La commune, circonscription de base, se voyait ainsi enchâssée dans plusieurs circonscriptions de taille croissante (canton, arrondissement, département). Avec les création des régions et des structures intercommunales, de nouveaux échelons sont venus accroître au XXe siècle le fameux "millefeuille administratif" français.

Si les principes généraux de cette nouvelle organisation territoriale sont demeurés inchangés depuis ses origines, le cadre administratif a subi, depuis la Révolution, de nombreuses réformes : le cadre cantonal, dont la création remonte à 1790, a ainsi été modifié en 1801, 1990 et 2015 (division par deux du nombre de cantons par regroupement). La récente réforme du cadre régional ainsi que la montée en puissance des intercommunalités (s'affranchissant parfois du cadre départemental) ouvrent aujourd'hui de nouvelles pages d'une histoire administrative française en perpétuel mouvement...

Songeons enfin que de nombreuses circonscriptions non administratives contemporaines (judiciaires, routières, ferroviaires, religieuses, militaires...), si elles englobent généralement des départements dans leur ensemble, sont indépendantes du cadre régional, auquel elles préexistent d'ailleurs le plus souvent. Aujourd'hui, le département de l'Indre dépend ainsi de la cour d'appel et de l'archevêché de Bourges, du tribunal administratif de Limoges et de la direction des routes du Centre-Ouest (Limoges).

Les tableaux disponibles au téléchargement dans cette rubrique retracent l'évolution des circonscriptions administratives et religieuses des paroisses puis communes de l'actuel département de l'Indre de l'Ancien Régime à nos jours.

Circonscriptions civiles d'Ancien Régime

On trouvera dans le tableau, lorsqu'elles sont connues, les informations suivantes :

  • Nom latin.
  • Nom adopté par certaines communes sous la Révolution française (Saint-Benoît-du-Sault devient ainsi Mont-du-Sault en l'an II).
  • Généralité : circonscription financière caractérisant les pays d'élections, où les officier royaux répartissaient et levaient l'impôt.
  • Election : circonscription créée au XIVe siècle, compétente pour tous les impêts d'ancienne création (essentiellement taille et aides), composées d'élus chargés de l'administration et du contentieux de l'impôt en première instance. Il existait à la veille de la Révolution 179 élections regroupées en 19 généralités.
  • Subdélégation : les subdélégués, sous l'autorité des intendants, étaient chargés localement d'insérer l'action administrative royale.
  • Grenier à sel : entrepôt pour le sel de gabelle.
  • Parlement : juridiction la plus élevée de la justice royale, au nombre de 13 à la veille de la Révolution. Toutes les juridictions inférieures de droit commun (prévôtés, bailliages et sénéchaussées, présidiaux) en relevaient en appel.
  • Bailliage : juridiction à compétence civile et criminelle, en première instance et en appel.
  • Gouvernement : circonscription placée sous l'autorité d'un gouverneur, représentant de la personne du roi.

Circonscriptions civiles d'Ancien Régime

Circonscriptions religieuses d'Ancien Régime

On trouvera dans le tableau, lorsqu'elles sont connues, les informations suivantes :

  • Diocèse : territoire placé sous l'autorité d'un évêque.
  • Archidiaconé : subdivision d'un diocèse, placée sous l'autorité d'un archidiacre, nommé par l'évêque pour le représenter.
  • Archiprêtré : échelon territorial intermédiaire entre la paroisse et le diocèse.
  • Vocable : appellation d'une église, suivant le saint ou le thème auquel elle est dédiée.
  • Présentateur : propriétaire ou patron de l'église, qui avait la charge d'assurer le service religieux et percevait en contrepartie des revenus ; il avait le droit de choisir le prêtre, l'évêque gardant le bénéfice de la confirmation spirituelle.

Circonscriptions religieuses d'Ancien Régime

Circonscriptions civiles contemporaines

Le tableau des circonscriptions civiles contemporaines, régulièrement mis à jour, retrace l'histoire administrative de l'ensemble des communes de l'Indre, actuelles ou disparues, depuis la Révolution : district, cadre cantonal, arrondissement, histoire de la commune (suppressions et fusions, délimitations territoriales, etc.), nom usuel des habitants (d'après Wikipedia).

Circonscriptions civiles contemporaines


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